Sowat – interview

Source: Artistik Rezo

C’est l’une des plus impressionnantes aventures récentes du monde du graff. En 2010, Lek et Sowat investissaient Le Mausolée, ancien supermarché à l’abandon, avant d’y faire venir une quarantaine d’autres artistes. L’expérience a duré plus d’un an, avant de devenir un livre, et un film. Rencontre avec Sowat.

Comment avez-vous débuté dans le graffiti ?

J’avais 15 ou 16 ans. J’en ai vu dans mon quartier, à Marseille. J’ai commencé une nuit, avec des copains, sur une voie ferrée près de l’école. La calligraphie est venue après, mais j’ai toujours fait de la lettre, parce que je ne savais pas dessiner. L’histoire du graffiti, c’est celle de signatures qui ont grossi… J’ai eu plein de petits métiers, et ça fait trois ans que je ne fais plus que ça. En 2010, j’ai rencontré Lek. On a fait un mur ensemble, ça marchait bien. Dès la première peinture, on n’avait pas de problème d’ego, on était à l’aise avec l’idée que l’autre repasse par-dessus ce qu’on avait fait et ainsi de suite. Lek appartient à la deuxième génération du graffiti à Paris. Très vite, il a commencé à aller peindre dans les lieux abandonnés. Il fait partie de ceux dont j’ai suivi les travaux, et qui m’a influencé alors que je ne le connaissais pas encore, en m’incitant à aller peindre dans ce genre d’endroit.

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