Outsiders: RG78 Clan

Source: Rg78 Clan

I had heard about a place, kept secret, where obscure things were happening.
A building visibly abandoned, intrigued me as I took the beltway, Porte de la Villette:       The Mausoleum

After a first failed attempt, I came back with another photographer. We discovered that a door leading to the abandoned supermarket’s basements. Armed with a torchlight and a camera, the visit could begin. The exploration took place floor by floor, from parking lots to open spaces. We zigzagged around the murals, the installations, the disappeared squatters traces.

The skeleton of a scorched Vw-Golf 3 caught my attention, mine was black, parked not too far from here,  when I came out, I had a flat tire, a screw… coincidence? The Mausoleum’s spirits? Who knows!

One doesn’t walk out the same from such a place, rich with sensations, depressing yet beautiful at the same time. A supermarket, symbol of our evicted
consumers society, emptied of all its goods then taken over by those who couldn’t go there…

Fleeting living space, looking for new tenants, free visit but for how long?

J’avais entendu parler d’un lieu, tenu secret, où il se passait des choses obscures.
Un bâtiment visiblement abandonné, m’avait intrigué en prenant le périph Porte de la Villette: Le Mausolée


Après une première tentative infructueuse, j’y suis retourné avec un autre photographe. On découvre qu’une porte donne dans les sous-sols de ce supermarché à l’abandon. Armé d’une lampe de poche et d’un appareil photo, la visite commence. L’exploration ce fait étage par étage entre parkings et grandes surfaces. On zigzague entre les fresques, les installations et les traces laissés par les derniers occupants.

Une carcasse de Golf 3 calcinée à retenu mon attention, la mienne est noir et garé non loin d’ici, en sortant j’avais un pneu crevé, une vis… Coïncidence? Les esprits du Mausolée ? Va savoir !

On ne ressort pas indifférent de cet endroit riche en sensations, désolant et tellement beau à la fois. Un supermarché symbole de notre société de consommation expulsé, vidé de ses rayons, puis squatté par ceux qui ne pouvaient pas y aller…

Lieu de vie éphémère cherche nouveaux locataires, visite gratuite mais pour combien de temps ?

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Outsiders: lepublicnme

Source: le publicnme

My first contact happened on the web, with the few images announcing the project.
Following came the movie, mixing syncopated visuals to delicate music.
Finally, meeting the project’s instigators finished to spark my curiosity: I had to go visit this place.
The next week-end, I then found myself with a friend, climbing and wandering from one room to the other.
The second I stepped back outside, my eyes screwed up by the sun, i had only one idea in mind… to come back!
Flash forward to a week later, i was back inside, on my own this time.
I had a strong urge to expose film, silver film could only go well with such a spot, left silent for years and brought back to life thanks to the devotion of a small group of enthousiasts.
Immersed in this half light, cradled by the muffled sound of the freeways and the streets, the whole morning rushed by, without a notice.
This spot is beyond anything I’ve seen in the past, beyond industrial ruin, beyond graffiti, beyond contemporary art. For me, it’s one of the strongest artistic experience I’ve had these last ten years.
Here’s a selection of pictures from these two visits.

Mon premier contact s’est fait par le net et les quelques images annonçant le projet.
Dans la foulÈe le film s’est offert, entre syncope visuelle et délicatesse musicale.
Enfin, la rencontre avec les instigateurs du projet n’a fait qu’accroitre ma curiosité, il fallait que je voie ce lieu!
Le week-end suivant, je me retrouvais donc avec un ami, escaladant, déambulant de salles en salles.
A peine ressortis, les yeux plissés par le soleil, une seule envie… y retourner !
Et hop une semaine plus tard, j’y étais de nouveau, en solo cette fois.
Une sérieuse envie d’exposer de la pellicule, l’argentique collait bien dans ce lieu, en silence depuis plusieurs années, il revivait grâce à la dévotion d’une poignée de passionnés
plongé dans ces clair-obscur, bercé par les bruits ouatés du périf et des passants, la matinée, sans demander son reste, a filé.
Ce lieu est au-delà‡ de tout ce que j’ai pu voir dans la passé, au-delà de la friche industrielle, au-delà du graffiti, au-delà même de l’art contemporain. Probablement pour moi, une des expériences artistiques les plus marquantes de ces 10 dernières années.
Une sélection de clichés réalisés lors de ces 2 visites

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Le Mausolée, paradis perdus des graffeurs

Source: Brain Magazine

Quelque part dans le nord de Paris il y a un Casino Géant désaffecté de 40 000 mètres carrés. D’abord squatté par des familles immigrées, puis vidé de ses occupants par la police, ce bâtiment avait fini par être muré par la mairie. L’endroit était resté vierge de tout tag jusqu’à ce que deux artistes, Lek et Sowat, découvrent comment s’y introduire subrepticement en août 2010. Ils décident alors d’aller tous les jours sur place pour peindre.

Porte de la Villette, Casino Géant, août 2010. Lek et Sowat ne le savent pas encore, mais ils vont y rester plus d’un an, dans ce supermarché. Au fil de leur virée, ils traversent l’hiver, la nuit, rencontrent un gardien, deux flics, mais reviennent toujours, du lundi au vendredi, fidèles à leur nouveau poste dans cet ancien supermarché qui devient un super atelier de travail. Des murs aux plafonds, en passant par les sous-sols non éclairés, ils peignent des fresques hors-normes et jouent avec les espaces pour composer des décors fracassants, au milieu des fantômes des anciennes familles de squatteurs. La diversité du lieu en termes d’espaces et de surfaces leur permet de mélanger les genres : formes géométriques, linéaires, flèches, lettrages modifiés. On sent dans leurs travaux une totale liberté, une impulsion véloce, un appétit rageur de peindre dans un lieu qui offre toutes les conditions dont un graffeur puisse rêver. Et où les peintures sont respectées. L’endroit est si vaste que Lek et Sowat ne sont pas trop de deux, et décident de faire participer d’autres artistes. Dans ce temple du graffiti, ils invitent une quarantaine de Français à participer, sous condition de ne pas vendre la mèche : le spot doit rester secret. La liste des invités est longue : Apotre, Bims, Seth, Monsieur Qui, Swiz, Jayone… Les têtes d’affiche du tag de France.

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Outsiders: Vitostreet

source: vitostreet

Vitostreet has passionately been covering graffiti and street art in the Parisian area for years. Whenever something interesting is done in the capital, you can be sure he’ll spot it and post it before anyone else on his Flickr account.  A few days after we unveiled the Mausoleum project, he sent us a few pictures and the following email:

I’ve often had the occasion of discovering “spots” taken over by graffiti artists, but I’ve rarely (if ever) been slapped to the face like I was while visiting the Mausoleum. I just wanted to thank you and congratulate you (Sowat) and Lek, as well as all the other artists who took part in the project, for the work you’ve done. A high quality and beautiful work of research, conception and innovation.

A small anecdote:

Publicnme and me were in such a haste that we didn’t really pay attention to the path we followed while entering the supermarket. We should have because 5 hours later, once our visit was over we simply couldn’t find our way out anymore. We spent a good hour searching for the damn hole we’d used to enter the building. An hour can seem short, but when you are in total darkness with only a small torchlight whose intensity diminishes with each passing minute, it can really become stressful…

Vitostreet couvre le graffiti et le street art de la région Parisienne par passion depuis des années. Pas une nouvelle pièce sans qu’il soit au courant et la publie sur son compte Flickr avant tout le monde. Quelques jours après la sortie de Mausolée, il nous a fait parvenir ces images et ce mail :

“J’ai souvent eu l’occasion de découvrir des « spots » investi par des artistes graffeurs, mais j’ai rarement (voir jamais) pris une claque aussi forte que celle reçu dernièrement en visitant le mausolée. Je voulais simplement vous remercier et vous féliciter Lek et toi (Sowat) ainsi que tous les autres artistes intervenants pour le travail que vous avez effectué. Un magnifique travail de recherche et de conception, innovant, captivant et de grande qualité.”

Une petite anecdote :
Dans la précipitation, nous avons Puplicnme et moi pas trop fait attention au chemin emprunté en entrant dans le supermarché. Pourtant nous aurions dû car 5 heures plus tard une fois notre visite terminée nous étions incapable de retrouver la sortie. Nous avons cherché durant environs une heure ce satané trou par lequel nous étions entrés. Ça peut paraitre peu une heure, mais quand vous êtes dans le noir absolu avec comme seule source de lumière votre lampe frontale qui au fil des minutes diminue d’intensité cela devient plutôt stressant.

Sambre + Lek

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Outsider: Man – Art is Life

Source: Man – Art is Life

Man – Art is Life is way more patient than we are. All the mural joiners we never had the time or the courage to do, he did them, even the walls we painted in the darkest corners of the building. Here are some of the joiners and photographic collages he brought back from the Mausoleum.

Fléo + Swiz + Lek + Sowat

L’outsider + Swiz + Boyane + Lek

Man – Art is Life est plus patient que nous. Tous les montages de fresque que nous n’avons jamais eu le temps ni le courage de faire, il les a fait, que ce soit à l’air libre ou dans le noir le plus complet. Voici quelques uns de ses montages et collages photgraphiques ramenés du Mausolée.

Dem189

Lek + Sowat

Apotre + Lek + Sowat

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EGLISE1PIEGE

source: EGLISE1PIEGE

A part les tags qui dénaturent

nos murs et nos trains

il existe des graffitis magnifiques

dans la nature

comme à Palaiseau

Cliquez ICI 

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ou dans les rues

comme à Paris

cliquez ICI

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ou dans de nombreuses friches

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Et voici que Lek et Sowat ont investi

un supermarché abandonné

dans le nord de Paris

et l’ont couvert à leur tour de graffiti

http://www.fatcap.org/article/le-mausolee-de-lek-sowat.html

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Ce super marché

est devenu ainsi un mausolée

une chapelle Sixtine

de 40 artistes  passionnés

désintéressés

méconnus

rejetés

méprisés

des vrais artistes qui font de l’art pour de l’art

absolument pas commercial

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Il y a Seth

il y a Dem 189

Il y a   Sowat

des noms qui sentent  le  mystère

Le mausolée de Lek et Sowat  dans Graffiti Lek-et-Sowat5

la mort

la religion

les détritus d’une friche

les couloirs ténébreux

et la  haut ! tout la haut !

un ciel  nuageux

By EGLISE1PIEGE

Outsiders: >sÖke<

>sÖke< is just 16. He’s one of the first photographers to go inside the Mausoleum after us. We discovered his work when he published this serie of images on the web. This is what he sent over when we contacted him to share his experience.

>sÖke< n’a que 16 ans. Cest un des premiers photographes à être rentré dans le Mausolée aprés nous. Nous avons découvert son travail quand il à posté cette série d’images sur le net. Quand nous l’avons contacté pour qu’il raconte sa première expédition là bas, voici ce qu’il nous a envoyé:

C’était un lundi. Seulement quatre jours après que l’exposition et les images m’aient tapé dans l’oeil, je partis, seul en touriste non avertis, afin de répérer les lieux. Dès mon arrivée sur les lieux, je rencontra deux personnes qui comme moi étaient très intrigué par ce projet. Mais pour pouvoir le voir, il fallait déjà réussir à y rentrer, ce casse tête explique pourquoi le projet a pu se réaliser sans que d’autres graffeurs s’approprient aussi les lieux. Rentré, la lampe de poche s’impose dans des salles ou résonne en continue le passage des voitures sur l’autoroute située au dessus. On a alors du mal à réaliser que se fut un jour un supermarché, chaque étage, des espaces quasi vides regorgent de poussière. Seul trace de vie, les objets des roumains se retrouvent un peu partout dans l’immensité du lieu. Les joués, les doudous, les matelas et autres peuvent laisser imaginer une expulsion rapide et inattendue laissant après consommateurs et vendeurs, roumains et prostituées le lieu à une troisième population, celui des graffeurs. Maintenant, ce sont eux qui ont donné une vie à ce lieu, marriant à travers un projet des plus original des artistes de toutes générations mais avec la même passion. Ils y créent des formes géométtiques, des formes abstraites, des anamorphoses, loins du graffiti pur et dur. Intelligement, ils ont exploités chaque parties du lieu, lui donnant ainsi une ambiance surnaturelle, dans Paris, qui aurai imaginé un lieu pareil ? En décalage avec l’extérieur, ce “mausolée” a vu la volonté devgrafeurs le redessiner, travaillant longuement cet espace stressant, coupé du monde et inaccessible au grand publique. En tant que spectateur, ce fut pour moi le projet de graffiti le plus imposant que je n’ai jamais connu, pour son lieu et la qualitée de ses oeuvres. Surpris car je ne m’atendais pas à ce qu’un tel projet prenne jour à Paris.

Soke

Jaw

Swiz, Lek

Gris1, Sowat

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Fatcap covering: Lek and Sowat’s Mausoleum

Source: Chrixcel

In 2010 Lek discovers an abandoned supermarket condemned to demolition. This spot with no tag at all is a godsend and leads to the “Mausolée” project.

The Mausoleum at the time of ‘Immaculate Conception’ – Photo : ClickClaker

Lek & Sowat are the first to invest this place, situated very next to Paris, with some other fellow writers. Very soon they both have the idea to turn it into an artistic illegal residence inside which some graffiti artists and photographers (40 painters for 40,000 m²) will be invited to play a part in the evolution of what will become the “Mausoleum”.

A few months later, a gorgeous book is released (Editions Alternatives), and the secret that was kept so well during all this time is brought to light.

The choice of a French editor was symbolical, says Sowat : « The project took place in Paris, with French artists, in a building which was squatted and cleared out by the police, so in a way it reflected a French social, political and human drama. The traces of life we found inside, the writings on the walls, the abandoned letters and schoolbooks were mostly in French. There was no sense for us to try to convince a foreign editor. As we already knew Alternatives as we worked with them for previous books, we knew they were not the kind of editor to lay a hand on the contents to the detriment of the project”.

Coming out of a meeting at the end of October 2011 with Charlotte Gallimard, Head of Alternatives, things went very fast. After non-stop work, the book was published 6 months later.

The FatCap team also wanted to visit this playground to share with you what can be considered as an authentic underground museum.

A view of the roof with Apotre, Lek & Sowat

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Reportage Fatcap Lek & Sowat : Mausolée, le livre

Source: Chrixcel

Lek découvre en 2010 un supermarché abandonné voué à la démolition. Ce terrain vierge de tout tag est une aubaine et donne lieu au projet “Mausolée”.


Le Mausolée à l’époque de l’immaculée conception – Photo : ClickClaker

Lek et Sowat commencent d’abord à investir les lieux, situés à la lisière de Paris, avec quelques autres graffeurs de leurs crews respectifs. L’idée germe vite dans leur tête d’en faire une résidence artistique sauvage dans laquelle quelques artistes et photographes (40 artistes pour 40 000 m² au total) seront conviés à suivre et participer à l’évolution de ce qui deviendra le “Mausolée”.

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A love letter to Graffiti by Sowat & Lek

Source: Street Art Central

“For nearly a year, we secretly went painting there, creating abstract
art amongst the remains and fragments of lives the squatters were
forced to leave behind. Independently, without any type of funding or
sponsorship. We then asked 40 French Graffiti Artists, from the first
to the last generation of our movement, to discreetly join us in
creating ‘in situ’ murals and installations, some sort of weird and
poetic illegal ‘Mausoleum’ dedicated to Graffiti.”

Sowat..

https://mausolee.net/book/